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Organisation de la SFD : Histoire, dates clés et Présidents

Une brève histoire de la Société Française de Dermatologie

Comme toutes les Sociétés nationales européennes ou américaines de dermatologie, la Société Française de Dermatologie est née à la fin du 19ème siècle, plus exactement en 1889. Néanmoins, il existait déjà un journal français de dermatologie, les Annales de Dermatologie et de Syphiligraphie, dont le premier numéro a été publié en 1868.

On retient en général comme date de fondation le 22 juin 1889, où les plus célèbres dermatologues de l’époque se sont réunis et ont décidé de la composition du premier bureau. La première séance scientifique a eu lieu un peu plus tard, le 10 avril 1890. Pendant près d’un siècle, la réunion mensuelle des membres de la Société a eu lieu dans la salle de conférence du musée de l’hôpital Saint-Louis. Ces réunions ont fait suite à celles moins formelles qui existaient le jeudi matin, déjà à l’hôpital Saint-Louis ; on y présentait des malades de l’un ou l’autre des services de dermatologie.

Les buts de la Société Française de Dermatologie ont été précisés en 1894. Il s’agit bien d’une Société scientifique, qui doit répandre chez les médecins « la connaissance des maladies cutanées et syphilitiques et de mettre en lumière, au profit de la science, les matériaux qui jusque-là restaient en grande partie enfouis dans les hôpitaux spéciaux ». La Société comptait 103 membres titulaires en 1890, 211 en 1912, 276 en 1939. C’est après la deuxième guerre mondiale que le nombre augmente nettement, avec 708 membres en 1988, puis 1349 en 1998. En 2009, le nombre de membres était de 1550.

Pendant plus de 100 ans, la Société s’est réunie de façon traditionnelle le deuxième jeudi de chaque mois, sauf pendant les mois d’été. Les comptes-rendus des présentations ont été publiés dans le Bulletin de la Société Française de Dermatologie, qui est restée une revue indépendante de 1890 à 1977. A partir de cette date, les comptes-rendus de la Société ont été publiés dans les Annales de Dermatologie et de Vénéréologie, puis sur le site web de la Société depuis 2008.

Dès le départ, les réunions de la Société ont été consacrées à des présentations de cas intéressants ou extraordinaires. Rapidement toutefois, des mémoires thérapeutiques ou des études de diverse nature y ont été discutés. A partir des années 1920, des filiales non parisiennes ont été créées, avec des réunions «décentralisées » jusque dans les années 1950. Les réunions dites de Strasbourg avaient pour originalité d’être organisées sur un thème précis, ce qui deviendra la règle beaucoup plus tard, à partie de la fin des années 1990, pour l’ensemble des séances de la Société.

En 1961 est décidée la création d’une réunion spéciale, plus longue, au mois de mars, qui deviendra par la suite, avec un succès grandissant, les « Journées Dermatologiques de Paris ».

Les réunions de la Société « du jeudi » ont été l’occasion de multiples descriptions de nouvelles maladies, de formes cliniques particulières ou de nouveautés thérapeutiques. Elles ont constitué pendant des années le tremplin des jeunes dermatologues se lançant dans la carrière universitaire. Initialement entièrement gérée par des dermatologues hospitaliers, la Société a changé de statuts et s’est ouverte à la médecine libérale, la présidence de Michel Le Maître lors du congrès mondial de dermatologie de Paris en 2002 en étant le témoignage le plus symbolique.

Outre la diffusion des connaissances par les présentations et les publications, la Société s’est aussi donné pour but de soutenir et de promouvoir la recherche clinique et la recherche fondamentale en France. Elle consacre depuis plus de 20 ans une part importante de son budget au financement de projets originaux.

Elle est ainsi restée fidèle à l’objectif de ses créateurs après plus de 120 ans d’existence.

Une des particularités de la cette Société scientifique est l’existence de multiples groupes thématiques ayant un intérêt particulier dans des domaines précis de la spécialité. Ils ont chacun leur fonctionnement propre, en restant sous l’égide de la Société Française. Ces groupes ont permis d’insuffler un réel dynamisme, tout particulièrement dans le domaine de la recherche clinique qui est une des spécificités de la dermatologie française.

Pr Bernard Cribier, mars 2010


Présidents de la SFD.

Page mise à jour le 13/12/2016

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